Site supervisé par le Docteur J.-Ph Chave
Ce site, ouvert en 1998 et remis à jour après la dernière Conférence sur les Rétrovirus et les Infections opportunistes (CROI 2010), a pour but la mise à disposition d’informations pratiques et immédiatement utilisables pour les professionnels de la santé de Suisse romande impliqués dans les soins aux personnes HIV positives. Ces données sont destinées à soutenir la consultation mais ne peuvent en aucun cas se substituer à un contact médical direct.
Plusieurs travaux présentés durant la période 2009-2010 ont démontré clairement que l'infection HIV n'atteignait pas que le système immunitaire. En l'absence de thérapie antirétrovirale, la production quotidienne de plusieurs milliards de virus entraîne l'activation de cellules inflammatoires. A long terme, la stimulation continue de l’inflammation, notamment au niveau endovasculaire, entraîne des atteintes au niveau du système cardiovasculaire, du foie, des reins et des os. Des travaux présentés au CROI 2010 suggèrent même que l’inflammation chronique pourrait modifier le fonctionnement du système nerveux central.
Les directives internationales définissant le moment de l’introduction du traitement antirétroviral sont continuellement adaptées à la production de ces nouvelles informations. Les directives les plus récentes ont été émises en juillet 2010 par l'IAS (International AIDS Society - USA), remplacent celles qui ont été publiées en 2008, et sont accessibles sur le site online du JAMA (Journal of the American Medical Association) http://jama.ama-assn.org/cgi/content/full/304/3/321. Les principaux éléments sont les suivants :
· Les patients asymptomatiques devraient recevoir un traitement dès que les lymphocytes CD4 passent sous le seuil de 500 cellules/mm3
. L’association de trois antirétroviraux reste recommandée
. Le but du traitement est l’obtention d’une charge virale HIV inférieure au seuil de détection de la méthode utilisée
Dernière mise à jour du site: 20.08.2010